Motions de l’assemblée du 14 décembre
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CES MOTIONS ONT ETE ADOPTEES PAR L’ASSEMBLEE DES SYNDIQUES DE L’URSEN CGT ROUEN DU 14/12/2007.
MOTION « BAC PRO DARCOS »
L’application de la note du ministère Darcos sur la généralisation des « Bac Pro 3 ans » entraînerait dès la rentrée 2008 des conséquences néfastes pour l’enseignement professionnel :
Suppressions de BEP 2 ans, surcharges de classes, mises à l’écart d’élèves qui ne pourrait s’inscrire ou suivre un Bac pro 3 ans, suppressions de postes, etc. Décidée bureaucratiquement et dans la précipitation, elle n’a pas de fondement pédagogique, et ne répond qu’à des impératifs d’économie budgétaires.
Nous estimons que son abrogation est une nécessité et doit constituer la première étape indispensable d’une lutte pour défendre et améliorer l’enseignement professionnel.
Les mobilisations dans les académies ont été étalées dans le temps et sont restées jusqu’à maintenant dispersées. L’absence d’appel syndical interacadémique à une première riposte nationale par la grève avant les vacances a freiné l’indispensable mobilisation.
La force de cette mobilisation dépendra bien sûr de la conviction et de la détermination des collègues dans tous les établissements. Mais il faut tout faire dès la rentrée de janvier pour construire un mouvement d’ensemble dans toute l’Education Nationale contre ce projet, pointe avancée d’une restructuration catastrophique de l’enseignement professionnel et technologique. Pour cela il est indispensable que les fédérations de l’Education appellent à une grève nationale dès la mi-janvier, accompagnée d’un plan de mobilisations et de grèves clairement annoncé et daté, afin de convaincre le ministère qu’il n’aura pas seulement à faire face à deux ou trois « journées d’actions » étalées sur six mois comme ce fut le cas par le passé.
L’UNSEN CGT doit porter ce plan de lutte à tous les niveaux, et prendre ses responsabilités en y appelant, quelque soit l’ampleur du « front syndical » qui le reprend.
Adoptée par 47 voix pour, 1 contre, 0 abstention
MOTION « BILAN DES LUTTES »
Dans la lutte engagée par les travailleurs de la SNCF, de la RATP et de l’EDF à partir du 18 octobre, l’enjeu dépassait de loin la défense des « régimes spéciaux ». Il s’agissait d’une première lutte contre tous les plans anti-sociaux du gouvernement Sarkozy. A l’échelle interprofessionnelle il était indispensable de faire converger les luttes et les revendications du public comme du privé, défense de toutes les retraites, des emplois et des salaires. Il était évident que les cheminots ne tiendraient pas longtemps seuls.
Le 20 novembre aurait dû être une journée interprofessionnelle de grève public-privé avec la perspective de rejoindre la SNCF et la RATP dans la grève reconductible.
Les directions confédérales, CFDT en tête mais CGT comprise, loin de développer cette perspective, l’ont combattue : Il ne fallait « pas de convergences » « pas mélanger », c’était la « journée fonction publique ».
Les fédérations de fonctionnaires, et à leur suite les fédérations de l’Education Nationale ont adopté la même ligne : la FSU n’a pas appelé à la grève le 18 octobre. Toutes les fédérations de fonctionnaires (même l’UGFF CGT) ont attendu un mois pour appeler à une journée de grève expressément limitée le 20 novembre et, malgré l’énorme succès de cette journée, repoussé toute initiative d’abord en décembre puis en janvier.
La stratégie de la négociation a minima avant la grève, en annonçant qu’on ne recherche pas le rapport de forces maximum, cette application du « syndicalisme rassemblé » où on s’aligne sur le syndicat le moins combatif, est une stratégie qui ne peut engendrer que des défaites.
C’est pourquoi nous appelons toutes les structures de notre syndicat à débattre de la stratégie à mener pour les luttes futures. Les grèves, notamment dans le privé pour les salaires, se multiplient. Les attaques, sur les retraites, les emplois publics s’amplifient. Il est indispensable de
construire un mouvement de résistance « tous ensemble » public-privé, sur une plateforme revendicative commune : salaires, emplois, retraites. Et de proposer à l’ensemble des salariés un plan de lutte commençant par une première grève nationale interprofessionnelle.
C’est la responsabilité de la CGT, à tous les niveaux, d’avancer cette perspective et d’y appeler avec les syndicats qui la partagent, sans attendre ceux qui ne la partageront jamais.
Adoptée par 45 voix pour, 1 contre, 1 abstention
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